Chroniques d’une mère indigne

Published in The Gazette May 12, 2007 (updated for Fagstein)

Blog: Chroniques d’une mère indigne
URL: www.mereindigne.com / trashindigne.blogspot.com
Author: Caroline Allard, 35
First post: March 27, 2006
Updated: Currently on hiatus

Allard has a need to write. It’s a desire so strong that even with two girls (ages 7 and 1) and her graduate studies, she finds the time to keep doing it between diaper changes.

Or she did, until recently. In late March, just two weeks after launching a book based on her blog, Allard posted a “Dear John” post saying she would stop blogging so she could concentrate more on her graduate thesis.

It was during maternity leave for her younger daughter that Allard began blogging about being a mother. “I have a particular sense of humour,” she says, “a little dark and absurd, and we’re not used to that style when we talk about babies.”

What we are used to, however, are the funny, unpredictable and just plain adorable situations that babies and toddlers get themselves into. Where some mothers might go crazy at a child that’s purposefully trying to get on her nerves, Allard understands the absurdity and communicates it on her blog.

“One shouldn’t hesitate to have confidence, and most of all learn to laugh at oneself in difficult situations,” she says, explaining that her blog is about teaching mothers not to worry about following the rules too much.

Despite the hiatus, Allard has promised to keep previous posts online. Her book, based on posts from the blog, is the first of three written by Quebec bloggers to go into a second printing. Information on the book is available at carnets.hamac.qc.ca.

Sample post:

À la garderie de Bébé, hier matin:
Petit garçon — Maman!
Papa costaud-baraqué — Tu veux dire, “Papa”.
Petit garçon — Non. Maman.
Papa costaud-baraqué — Maman est à la maison. Je suis ton papa.
Petit garçon — Non! Tu es ma maman!
Papa costaud-baraqué qui commence à s’énerver — Mais non, voyons! Moi, c’est Papa!
Petit garçon, intraitable — NON! TU ES MA MAMAAAAN!
Je ne sais pas pour vous, mais un lendemain de St-Valentin, on se demande quand même à quoi Papa et Maman ont joué la veille quand ils croyaient que Junior faisait dodo…


Bonus questions

Note: I interviewed Allard before she decided to put a hiatus on her (official) blogging.

Qui êtes-vous? (âge, d’où vous venez, votre famille)

Caroline Allard, 35 ans, je viens de la campagne au Nord de Montréal (St-Roch de l’Achigan). Je suis mariée depuis 8 ans, j’ai deux filles (7 et 1 an)

Comment trouvez-vous le temps d’écrire un blogue (et un livre!) avec tous ce que vous faites?

Je ne sais pas! C’est un besoin d’écrire, alors je trouve du temps…

Pourquoi avez-vous commencé cette blogue? Quand?

Pendant mon 2e congé de maternité, pour faire une activité qui me permette de m’épanouir entre deux changements de couches, et aussi pour échanger avec des gens, pour briser l’isolement.

Pourquoi votre blogue est-elle unique?

Il y a plusieurs blogues de mères, je pense que le mien est unique parce que j’ai un style d’humour particulier, un peu noir et absurde, et qu’on n’est pas habitué à ce style quand on parle de bébés.

Avez-vous une article préférée?

Les articles où je parle en mal du Père Noël — ça défoule. Et aussi l’article où j’ai révélé le secret le mieux gardé de l’accouchement: quand on pousse pour faire sortir le bébé, il n’y a pas que le bébé qui sort… J’étais tellement honteuse quand ça m’est arrivé, je me suis dit que je devais en parler pour que les filles sachent que c’était normal et qu’elles n’étaient pas les seules à qui c’était arrivé.

Qu’est-ce qu’on ne trouverais jamais dans votre blogue?

Une pensée unique sur ce qui est bien et ce qui est mal dans l’éducation des enfants. Je relate mes expériences, mais j’apprécie aussi qu’on m’en raconte d’autres et qu’on me contredise. Mon blogue – et mon livre – ne donnent pas de leçons aux gens, si ce n’est leur dire qu’il faut faire de notre mieux et savoir rire de nous-mêmes.

Comment est-ce que votre blogue a changé depuis son départ?

De plus en plus de situations fictives.

Vous avez des centaines de lecteurs. D’où vient-ils? Est-ce que sa change comment vous bloguez d’avoir un audience comme ça?

Oui, les commentaires des lecteurs me montrent ce qu’ils apprécient, ce qui les provoque, et évidemment, ça m’inspire des sujets ou des blagues auxquelles je n’aurais pas pensé avant.

Comment était-vous approché pour créer cette livre?

J’ai reçu un courriel de la directrice de collection Hamac-Carnets chez Septentrion, qui voulait me rencontrer pour discuter d’une éventuelle publication. L’éventualité s’est transformée en réalité!

Vous avez bien des remerciements. Comment vos lecteurs sont-ils importants?

Savoir que les gens aimaient ce que je faisais et qu’ils venaient me lire a été ma motivation pour écrire autant. Sans feed-back, je ne sais pas si j’aurais continué. Et au fil des semaines, j’essayais d’écrire de mieux en mieux parce que je savais qu’il y avait des lecteurs à l’autre bout… Alors c’est vraiment grâce à eux si j’ai écrit comme je l’ai fait, et si j’ai eu suffisamment de textes pour en faire un recueil. Je voulais vraiment les remercier tous, personnellement, et c’était possible de le faire en retrouvant les pseudonymes de chacun de ceux qui avaient laissé un commentaire sur le blogue.

Qu’est-ce que ça veut dire “indigne” pour vous? Etes-vous encore indigne?

Indigne, ça veut dire ne pas se laisser intimider par les règles, ne pas penser qu’on éduque mal nos enfants parce qu’on ne suit pas les instructions des pédagogues à la lettre. Il est bien sûr bon d’aller chercher de l’aide quand ça va mal, mais il ne faut pas non plus hésiter à se faire confiance, et surtout apprendre à rire de soi dans les situations difficiles.

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